Introduction

Dimanche, 14h.

Je suis réveillée par la sonnerie de mon portable. Numéro inconnu. Oh merde. J’ai la bouche tellement pâteuse que je ne suis pas sûre de faire sortir un autre son que « bleuhr » de celle-ci. Bon, okay, j’ai peut-être un peu trop bu hier soir.

Allez, on y va, au pire, la personne au bout du fil se marrera. Oh noooooon, au pire, c’est Zeus, le mec que je kiffe qui m’appelle pour me dire qu’il veut me voir et m’épouser. Et putain, « bleuhr », c’est pas SEXY.

Bon, il est trop tôt pour ce genre de problème (oui, 14 heures, c’est trop tôt, parfois). Je décroche.

« Allooooo ? » que je dis en remerciant le ciel de ne finalement pas avoir la voix de Chantal Ladesou.

voix d’homme : « Oh hi ! It’s [nom anglais de votre choix] ! So, you’re interested in English lesson ? »

moi :  » De Qué? »

voix d’homme, prudente : « You sent me a message yesterday about english lesson, right ? Are you interested ? ».

Oh non, tout me revient. Le bar avec Athéna, ma meilleure amie, ma BFF for eva n eva. (mais nan, c’est pas son vrai blaze, attends…) Les petites annonces sur le mur. Le jeune prof d’anglais à l’écriture mignonne. Le texto rédigé par Athéna avec MON portable pour lui demander des cours perso. Notre rigolade. MERDE. Bon, ma grosse, tu peux gérer ça. Et en anglais, ouais !

moi : « I’m so sorry, it’s my friend who did that ! It’s not me ». C’est bien, courageuse en plus.

lui, long à la détente : « Oh, so YOUR friend wants english lesson ?? »

Bon, mon coco, tu vas comprendre que j’étais saoule comme un pruneau dans son eau de vie et qu’on n’a pas besoin d’english lesson ?! Pas parce que je suis super fluent, non, mais parce que je suis fauchée (le vin, ça coûte cher).

moi : « I’m really sorry, it was a bad joke from my friend, i’m so sorry ».

« Oh, ok. Well…. okay…. »

BON. Qu’est-ce qu’il s’est passé d’autre ? Allez, Perséphone, (mais naaaa, c’est pas mon vrai blaze, attends…), fais marcher tes méninges. Un autre souvenir glorieux surgit à mon esprit.
Athéna et moi, on avait décidé de boire un coup, comme un samedi soir classique, pour des Parisiennes comme les autre. On devait rentrer tôt. Mais, allez savoir, quelqu’un a du verser du vin dans nos verres quand on regardait ailleurs. Toujours est-il que quand ce mec mignon s’est installé au bar, entouré de ses deux copines qui se pâmaient devant lui, il a fallu que j’agisse, vous comprenez. Parfait, Athéna a des post-it et un stylo sur elle. Je note mon numéro dare-dare et au moment de partir, j’appelle le bel Apollon et l’attire dans un coin sombre.

« Tu as un truc collé sur le front, attends voir », je lui dis.

Et paf, je lui colle mon post-it sur la bobine. Il rit. Je fuis. Ses copines me regardent comme si je venais de faire caca par terre. C’est bête, parce que je fais jamais ça.

Et c’est là, à ce moment précis, ce fameux soir, grâce à ce post-it,  que j’ai rencontré mon mec, le bon, celui qui me fait rire, celui que je fais rire, celui qui est fort et qui sent bon même quand il pue, celui me donne des papillons dans le ventre quand je le regarde et qui me donne des claques sur les fesses quand je ne le regarde pas. C’était son front que j’avais visé.

Mais nan, j’rigole. Il m’a jamais recontactée, ce bâtard.

Et la quête continue !

 

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